Hôtel Le Plaza
Un palace de 1930 inspiré du George-V, une salle de cinéma Renaissance espagnole cachée sous ses étages, et cent quatre-vingt-huit chambres où l'espace n'a pas été compté. Boulevard Adolphe Max, cap sur l'Hôtel Le Plaza !
Aux 118-126 du boulevard Adolphe Max, face à la rue Neuve et à cent mètres du métro Rogier, l'Hôtel Le Plaza occupe l'une des artères que le bourgmestre Anspach fit percer pour relier les gares du Nord et du Midi. Son architecte, Michel Polak, était l'homme du luxe et de l'élégance de l'entre-deux-guerres, à qui l'on doit aussi le Résidence Palace et la Villa Empain. Pour ce palace inauguré en 1930, il s'inspira du prestigieux George-V parisien : ossature de béton, façade habillée de pierres de France, hauts plafonds, larges couloirs et majestueuse cage d'escalier ornée de vitraux et bordée de rampes en fer forgé.
L'histoire du lieu n'a pas été de tout repos. Rendez-vous du gotha belge et international, le palace fut réquisitionné durant la Seconde Guerre mondiale par le commandement militaire allemand, puis piégé avant l'arrivée des Alliés ; seuls son jardin d'hiver et sa coupole de vitrail y laissèrent leur peau. Fermé en 1976, il serait sans doute tombé en ruine sans la famille van Gysel, qui entreprit au début des années quatre-vingt-dix de le ressusciter. Cinq années de travaux, confiées au décorateur Pierre-Yves Rochon, celui-là même qui refit le George-V, lui rendirent sa superbe en 1996.
Le Plaza cache surtout une singularité inouïe : sous ses étages sommeille une salle de cinéma, qui en fit le seul hôtel d'Europe à en abriter une. Et quelle salle ! Le décor, alors dernier cri outre-Atlantique, adopte le style Renaissance espagnole, avec arcades, écussons, fausses poutres, moucharabiehs et colonnes torsadées encadrant l'écran. Fermée en 1985 après soixante ans d'activité, elle a conservé son décor d'origine et sert aujourd'hui de cadre aux événements. Elle est aujourd'hui classée, tout comme l'ensemble du bâtiment.
Venons-en aux chambres, au nombre de cent quatre-vingt-huit, suites comprises, réparties sur sept étages. Toutes jouent la carte de l'espace, héritage de la conception d'origine, avec de hauts plafonds et de grandes fenêtres. L'équipement est celui d'un cinq étoiles : climatisation, double vitrage efficace, télévision à écran plat, minibar, plateau de courtoisie, coffre-fort et vaste bureau. Les salles de bains, spacieuses, disposent de douche à l'italienne et de sanitaires séparés, certaines d'une baignoire. La suite présidentielle, elle, aligne trois chambres, deux dressings, un salon, une salle à manger et une cuisine.
Côté table, la brasserie L'Estérel occupe l'un des plus beaux volumes de la maison, sous une coupole peinte, entre marbres et lustres de verre. On y sert une cuisine gastronomique signée du chef exécutif, et le bar installé sous la même coupole prend le relais jusque tard. Le petit-déjeuner, servi en buffet dans un grand salon, revient dans absolument tous les commentaires : abondant, varié, sucré comme salé, avec des options végétariennes, véganes et sans gluten. Il démarre dès six heures et demie en semaine, et se prolonge jusqu'à onze heures le week-end.
Le reste des prestations suit le même niveau. Salle de remise en forme, wifi gratuit dans tout l'établissement, service en chambre, conciergerie, bagagerie et une dizaine de salles de réunion pour les séminaires. L'emplacement, enfin, constitue un atout majeur : la station Rogier dessert tout le centre sans changement, la gare du Nord est à sept cents mètres, et la Grand-Place se rejoint en une quinzaine de minutes à pied, en traversant la rue Neuve et ses boutiques.
Infos pratiques
- Hôtel 5 étoiles
- Adresse : Adolphe Maxlaan 118/126 – 1000 Bruxelles – Belgique
- Chambres : Classique à partir de 115€ – Deluxe à partir de 132€ – Prestige à partir de 150€ – Suite Junior à partir de 173€
- Site internet : www.leplaza-brussels.be





